Quelle garantie légale de conformité ?

28 déc

Apple a été condamné à verser  900.000 euros d’amende par l’autorité italienne de la concurrence. Le groupe informatique américain n’a  pas appliqué la règle des deux ans de garantie à charge du vendeur.

C’est l’occasion de rappeler les règles du jeu en matière de garantie légale de conformité.

La garantie légale de conformité concerne le produit dont l’acheteur constate la non-conformité. Elle à trait aux biens de consommation, c’est-à-dire à des produits échangés entre un vendeur professionnel et un acheteur non-professionnel. Elle est prévue aux articles L211-4 à L211-14 du code de la consommation.

Le vendeur a l’obligation de fournir à l’acheteur un produit conforme à celui qu’il a acheté. L’acheteur doit donc être vigilant lors de la livraison en refusant le produit s’il n’est pas conforme.

Un produit peut être considéré comme non conforme s’il ne correspond pas :
  • à l’usage qui peut en être attendu,
  • à la description transmise par le vendeur,
  • aux qualités présentées par le vendeur (publicité, étiquetage),
  • aux qualités souhaitées par l’acheteur, connues du vendeur et acceptées par lui.
En France, l’article L211-7 du code de la consommation énonce que « les défauts de conformité qui apparaissent dans un délai de six mois à partir de la délivrance du bien sont présumés exister au moment de la délivrance, sauf preuve contraire ».

Et selon l’article L211-12 du même code de la consommation relatif à la garantie légale de conformité « l’action résultant du défaut de conformité se prescrit par deux ans à compter de la délivrance du bien ».

Le vendeur doit donc appliquer la règle de conformité scrupuleusement, sans quoi il s’expose à des sanctions.

Crédit photo : Alex Hinds – Fotolia.com

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